L’apprentissage du français dans le monde à partir des rapports de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) [pt]

Tous les quatre ans, l’observatoire de la langue française de l’OIF publie un rapport sur la situation du français dans le monde. Ces rapports, dont le dernier est paru en 2014, sont le fruit d’un travail de recherche et d’analyse de données réalisé par des experts internationaux. Ils présentent des données précises sur les usages du français, sur son enseignement, sur la place que cette langue occupe dans les médias, internet, les organisations internationales, les échanges économiques, etc.

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Les apprenants de français

Près de 49 millions de personnes dans le monde apprennent le français en tant que langue étrangère, ce qui a représenté un accroissement de 6,5 % du nombre d’apprenants sur quatre ans (entre 2010 et 2014). En dehors de l’Europe, la progression par continent dépasse 43 % en Afrique-subsaharienne, Océan indien et Asie, 6 % en Afrique du Nord, Moyen-Orient et 2,5% en Amérique et Caraïbe. Certains pays connaissent des augmentations supérieures à 30% : c’est le cas de l’Angola, du Mozambique, de l’Argentine, du Costa Rica, de la Chine ou de l’Inde. Le nombre d’élèves et d’étudiants a dépassé le million dans des pays tels que l’Algérie, l’Allemagne, le Canada (hors Québec), l’Espagne, les États-Unis, l’Inde, l’Italie, le Maroc, le Nigéria, la Roumanie, etc.

La motivation des apprenants

Les raisons pour lesquelles les apprenants décident d’étudier le français dépendent fortement du contexte. L’étude réalisée sur la Chine montre que, dans ce pays, le souhait de poursuivre des études dans une université francophone est déterminant dans le choix du français. C’est aussi le cas du Brésil, où le nombre d’apprenants est estimé à plus de 200 000 et où la France est le troisième pays le plus recherché pour une mobilité étudiante. D’après l’agence gouvernementale Campus France, qui est chargée de promouvoir l’enseignement supérieur français, trois mille sept cents Brésiliens ont obtenu un visa d’étudiant en 2015 (sans compter les études de moins de trois mois pour lesquelles ce document n’est pas requis).

Les étudiants étrangers en France

En France, le coût de l’enseignement supérieur – qui évalué autour de 10 000 euros par an et par étudiant – est pris en charge par l’Etat français quelle que soit la nationalité du bénéficiaire. Les frais d’inscription, bien moindres qu’au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis, font partie des plus bas d’Europe. En 2013-14, il y avait 295 100 étudiants étrangers en France, soit un étudiant sur huit. Les Africains représentent près de la moitié de cette population, alors que la proportion d’Américains et d’Asiatiques augmente rapidement. Les trois quarts des étudiants étrangers en France fréquentent les universités. Proportionnellement, ils sont plus nombreux en master (18 %) et en doctorat (41 %) qu’en licence (11 %). En dix ans (de 2003 à 2013), les étudiants étrangers ont contribué pour près d’un tiers à la croissance des effectifs de l’enseignement supérieur français.

Le niveau de français requis par les universités françaises

Chaque établissement d’enseignement supérieur, qui est autonome, décide du niveau demandé. En règle générale, les filières de sciences humaines et sociales exigent un niveau de langue plus élevé (B2, voire C1) que les filières scientifiques (B1).

Sources :

http://www.francophonie.org/Langue-Francaise-2014

http://publication.enseignementsup-recherche.gouv.fr/eesr/8/EESR8_ES_13-les_etudiants_etrangers_dans_l_enseignement_superieur.php

publié le 05/05/2016

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